Carnet de course

15 octobre 2019

100 km de Millau : pourquoi ?

 

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Je pratique la course à pied depuis l'été 2002.

Mais initialement, mon sport, celui qui m'a fait vibrer, c'est le cyclisme.

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J'ai commencé à 14 ans et ça été ma passion pendant une dizaine d'année. Mais au début des années 2000 j'ai cessé d'être étudiant pour devenir un jeune adulte qui travaille à Paris. En conséquence je n'ai pas pu aller tout au bout de mes études et que je n'ai plus eu le temps de rouler. La lumière faite à cette époque sur le dopage et la corruption généralisés ont eu raison de mon enthousiasme. Mais ne me voyant pas rester sans faire de sport, je me suis instinctivement rabattu sur la course à pied, l'un des seuls sports dans lesquels je me sentais  à l'aise en cours d'EPS et de qui soir de surcroit facile et économique à pratiquer.

Un jour de l'été 2002 j'ai donc mis mes baskets, je m'en souviens, il faisait beau… et je suis parti, sans savoir si j'allais réussir à courir bien longtemps. Comme c'est un sport un peu austère (et à l'époque l'Ipod n'existait pas !), je me suis donc fixé comme but de faire des compétitions, comme mon père le faisait autrefois. Je rêvais de marathon mais cela me semblait inaccessible, alors je me d'abord suis inscrit à Paris-Versailles, le 29 septembre 2002. 

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Puis tout s'est enchainé : une 2e course (les 20 km de Paris), puis d'autres encore. Des records perso, des contre-performances, un marathon, des marathons, des joies, des blessures, des semelles orthopédiques et des médecins du sport, des milliers d'entrainements, de fractionnés, de côtes, à tous les horaires et par tous les temps, la salle de sport pour se renforcer, des voyages et surtout beaucoup de rêve et de passion.

Après le Marathon de Lyon 2018, j'ai fait le décompte de toutes les courses auxquelles j'avais participé : 91 ! Au rythme d'une dizaine de courses par an, il était évident qu'à l'automne 2019 ce serait ma 100e. Il fallait donc faire quelque chose de particulier pour fêter ça.

 

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Et l'idée est apparue comme une évidence : pour la 100e, il fallait faire 100 km ! Mais j'ai assez vite renoncé. Bien qu'y ayant régulièrement songé après certains marathons réussis, 100 km c'est… très long, et je sais qu'au fond, je suis plutôt fait pour le semi. En général au bout de 35 bornes mes jambes tétanisent vite. Et puis l'organisation avait l'air galère pour un 100 km : prévoir des accompagnateurs, se déplacer en province, finir de nuit à la lampe frontale… J'ai donc changé d'idée : pour ma 100e, je referais plutôt Paris/Versailles, la même course que celle avec laquelle j'avais débuté, exactement 17 ans après, jour pour jour. C'est quand même plus facile à organiser et le symbole est chouette. Mais bon… 16,5 km, ça manque de panache, sur une énorme épreuve de masse que je n'aime pas tellement et que je n'ai pas disputée depuis 14 ans.

Un samedi soir d'hiver devant une pizza, c'est ma Chérie qui m'a convaincu : "mais fais donc tes 100 km, tu y penses depuis longtemps, c'est le moment où jamais. Sinon après tu vas regretter de ne jamais avoir essayé". Elle avait raison.

Et si on doit faire une seule fois une épreuve, autant choisir la meilleure : les 100 km de Millau. Evidemment, devrais-je dire. C'est LE 100 kilomètres.

 

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Le 1er avantages, c'est que Millau, je connais, puisque j'ai fait la course du Viaduc l'année passée. Je ne me fais donc pas avoir 2 fois et je prévois bien à l'avance un hébergement central et agréable et mon déplacement. Le second avantage, c'est que la première partie de la course coïncide avec le marathon de Millau : les participants sont mélangés et peuvent courir ensemble. Je propose donc à mon père de faire son second marathon de l'année en ma compagnie, sans objectif de chrono, à moi ensuite de faire le reste (58 km !) tout seul, ce qu'il accepte évidemment.

 

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Mais quelques temps plus tard, j'en parle à François, un collègue que je croise à la salle de sport du boulot, et qui est ultra expérimenté. Il a déjà fait cette épreuve 2 fois et plein d'autres encore bien plus longues. François m'explique que sur une telle épreuve, avoir un ou plusieurs accompagnateurs à vélo est quasi indispensable, ne serait-ce que parce que c'est très long. Mais trouver un accompagnateur qui sera assez sportif pour faire 60 bornes à vélo avec 2 cols et qui acceptera de se libérer pour venir à Millau un week-end de septembre, c'est quasi introuvable. Qui pourrait bien accepter ça ? Mon père serait partant, mais se taper 10 heures de vélo après un marathon, on va peut-être pas exagérer, non ?

Il y avait bien une solution, mais quand même, c'est un peu gênant de lui demander à Elle…

Qui ça, "Elle" ?

Ben Florence.

Ah, ok.

Mais c'est qui Florence ?

 

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Retour en arrière de 3 ans.

Depuis 2015, dans le souci de ménager mes genoux fragiles, j'ai décidé de faire le moins possible de fractionné en courant et de faire des exercices équivalents sur les appareils de cardio de la salle de sport du boulot (oui j'ai cette chance), essentiellement du vélo. Au milieu des balèzes qui soulèvent de la fonte, moi je "martyrise" le vélo et j'enchaine des 30/30 et autres joyeusetés.

 

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Un beau jour, alors que je pédale comme un dingue, sur le vélo à côté du mien une petite brune très jeune aux yeux verts s'installe et se met à pédaler et c'est pas pour rigoler non plus. Atypique dans cette salle où les gens font d'ordinaire de la muscu (très stéréotypée : les hommes le haut du corps, les femmes le bas).

Au fil du temps j'ai appris qu'elle s'appelait Florence, que c'était la nouvelle coach de la section course à pied et surtout une sacrée championne : nous, quand on s'inscrit à une course, c'est pour faire un bon chrono ; elle c'est pour gagner. Sur marathon elle me met quand même une bonne demi-heure dans la vue ! Quand on connaît Flo, on ne peut plus une seule seconde prendre au sérieux les Anne DubtrucMachin et autres Marine Leleu.

On a fait connaissance petit à petit, d'abord timidement puis, voisins d'elliptique ou de vélo, on a papoté et sympathisé un peu puis beaucoup. Outre sa gentillesse, ce qui m'a tout de suite frappé c'était sa grande simplicité car malgré notre importante différence de niveau, elle m'a toujours considéré comme un égal alors que tant de coureurs auraient pu faire preuve d'une supériorité condescendante. Et un jour que je lui faisais part de l'éventualité de faire un 100, elle m'a spontanément dit "si tu as besoin de quelqu'un pour te suivre moi je veux bien", adorable proposition que j'ai immédiatement refusée, me disant qu'elle n'avait pas dû mesurer à quel point cela serait contraignant, long, ennuyeux et même couteux. Et puis, il faut le reconnaître : je ne me sentais pas digne d'avoir une suiveuse d'un tel niveau.

Mais quelques semaines plus tard, je n'avais toujours pas de solution d'accompagnateur, et la proposition de Florence me trottait toujours dans la tête. Et bien qu'elle ait obtenu entre-temps une mutation vers sa région d'origine, je l'ai contactée pour lui demander si sa proposition (qu'elle avait sûrement dû oublier depuis) tenait toujours. Et quelle ne fut pas ma surprise quand j'ai reçu un message de sa part qui acceptait avec enthousiasme.

 

 

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C'était donc fait, j'étais dorénavant prêt à me lancer dans l'aventure. Ne manquait qu'une seule chose : se préparer.

"Comment prépare-t-on un 100 bornes" ? Avais-je un jour demandé à François. "Comme un marathon" m'avait-il répondu, "mais en plus long et en en plus lent". On trouve des plans de préparation partout sur le net (ceux de Bruno Heubi sont très prisés semble-t-il). Il sont assez simples en fait : des sorties d'une heures, des sorties très longues à très faible allure, et aussi des côtes car à Millau c'est très loin d'être plat. Donc tout l'été j'ai couru, couru, couru et encore couru, plus que jamais. En Espagne avant d'aller à la plage (quel bonheur d'aller courir puis de finir par un bain de mer !), à Bordeaux sur la piste d'athlé, dans le Lot sur mes routes d'enfance, vallonnées comme il faut, au bois de Vincennes, au Jardin des Plantes, dans Paris, par tous les temps (je me rappellerai longtemps cette sortie de 3 heures sous la canicule) et à toutes les heures. Avec toujours un peu l'impression qu'on n'en fait pas assez. Un jour après une sortie d'une vingtaine de kilomètre de la laquelle j'étais revenu franchement sur les rotules, je m'étais dit qu'il était inconcevable de pouvoir faire 75 bornes de plus.  

S'il est difficile de ne pas accélérer au début, c'est finalement assez agréable de courir lentement, de ne pas sentir que son cœur est à bloc après une série de sprint et je dois bien avouer que les fractionnés ne m'ont pas manqué du tout.

D'ordinaire toujours dérangé par des douleurs au genou gauche (rien de grave : la rotule qui frotte sur les cartilages, beaucoup de PPG pour corriger ça…), cette année innovation : c'est le genou droit (même symptômes, même mal, même PPG) mais j'en suis venu à bout.

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Tout au long de ma préparation, au-delà de ma forme et d'éventuels pépin physiques à régler, c'est surtout pour les autres que je me suis inquiété : mon père allait-il, à 70 ans, supporter un second marathon dans l'année ? N'allais-je pas décevoir Florence si je me trainais sur les routes et n'allait-elle pas regretter que je l'aie entraînée dans cette galère ? Ce fût la ma principale pression, mon principal stress, j'y pensais tous les jours. Pression qui s'est révélée parfois positive : quand on ne sent pas le droit d'échouer et de décevoir, on n'a pas le choix, cela DOIT marcher.

Entrainement après entrainement, le temps a passé et le jour J, le 28 septembre 2019 a fini par arriver. Etais-je prêt ? Mon organisation allait-elle être au point ? Mes suiveurs iraient-ils bien ? Serais-je à la hauteur ? 

 

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09 septembre 2019

Course de la rentrée (15 km), Le Perreux, 8 septembre 2019

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Depuis des semaines je m'entraine plus que je ne me suis jamais entrainé pour le grand défi qui m'attend à l'occasion de ma 100e course. Sauf que voilà, pour arriver à sa 100e course, il faut déjà en avoir fait 99. Et moi je n'en suis qu'à 98 !

J'avais bien pensé anticiper en faisant un 5 km avant l'été, histoire de me débarrasser, et puis je m'étais dit que j'aurais certainement envie, à l'automne, d'une course de préparation. Sauf venu le moment de ladite course de préparation,  je n'en avais plus envie du tout !

Plus de 2 mois que je travaille l'endurance, je ne me sens pas trop de faire une course rapide. Mais je n'ai pas le choix, il me faut une 99e course pour pouvoir faire 100 ensuite à la fin du mois.

Mon  choix s'est logiquement porté sur les 15 km du Perreux , que j'ai déjà faite 2 fois en 2016 et 2018. C'est une petite (environ 300 personnes) course plaisante, en bord de marne et entre les pavillons (j'ai déjà écrit que j'aime beaucoup les rue pavillonnaires des banlieues du Val-de-Marne).

Le matin j'ai prévu large et j'arrive une heure avant. Il y a peu de monde au stand des dossards, idem au vestiaire, nickel, tout va bien. Je peux donc prendre mon temps la tentation de rester au chaud et de ne même pas m'échauffer m'est venue à l'esprit : je suis venu là pour terminer la course, je n'ai pas l'intention de faire un chrono car premièrement je ne me suis pas entraîné pour ça, deuxièmement j'ai une grosse flemme. Mais comme j'ai du temps et qu'il y a du soleil, malgré la température plutôt fraîche, je m'échauffe tranquillement pendant une bonne demi-heure. Je regarde le sprint final du 7,5 km qui précède ma course, c'est dingue comme ça va vite.

Quand vient le coup d'envoi de la course, je suis en milieu de peloton et là où je suis ça part lentement, autour de 6'/km. A peine plus vite que l'allure à laquelle je m'entraine en ce moment. Je trottine avec la masse mais au bout de quelques centaines de mètres, je double, sans même y réfléchir. Je boucle ce premier km en 5'15 et puis je prends un rythme de croisière beaucoup plus rapide. Je ne sais pas si c'est un effet magique produit par le dossard qu'on a sur la poitrine, qui fait renaitre le compétiteur en soi même contre son gré et sa flemme, mais je m'aperçois très vite que presque instinctivement je prends une allure de croisière très élevée. Pas aussi rapide que l'an passé, certes, où j'avais battu mon meilleur chrono, mais pas trop loin. Arrivé à la première des 4 côtes, je me dis que je vais lever le pied… ben non, c'est grisant de double une vingtaine de mecs. Et comme ça jusqu'au bout. Je me suis demandé si j'arriverais à tenir une allure rapide comme ça alors que je n'ai pas couru vite depuis des semaines… et bien oui j'ai tenu. J'ai un peu forcé sur le moteur vers la fin mais sans que ce soit une souffrance démesurée. Le dernier km j'étais un peu à bloc, je n'ai pas pu accélérer contrairement à 2 ou 3 gars qui m'ont doublé alors que je les avais dépassés dans la dernière bosse. Pas grave. Je passe la ligne avec certes mon plus mauvais chrono sur la distance, mais compte tenu du fait que je n'étais non seulement pas venu pour ça, c'est plutôt encourageant et aussi rassurant car aucune douleur durable ou inquiétante n'est venue me perturber.

Mission accomplie et avec les honneurs. Prendre le départ d'une course sans se donner à fond, ce n'est pas vraiment respecter le sport, finalement. L'honneur et sauf et je peux sereinement "rêver plus grand".

 

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01 juillet 2019

La course des héros (10 km), 23 juin 2019

Pour moi le Parc de Saint-Cloud a toujours été synonyme de Rock en Seine, festival de musique qu'autrefois je ne ratais pour rien au monde (mais ça c'était avant que les propriétaires ne changent et la programmation aussi…). Mais cette année ce ne sont pas les soirées d'automne qui m'attendent mais un (très) chaud matin de juin, car c'est de course à pied qu'il s'agit ! La "Course des héros". Ce n'est pas à proprement parler une compétition (je ne crois même pas que l'épreuve soit chronométrée (et on ne demande pas de certificat médical)), c'est plutôt un prétexte pour recueillir des fonds et des dons pour des associations caritatives, d'ailleurs la principale cible ce n'est pas les particuliers mais plutôt les entreprises qui, en échange de leur droits d'inscription peuvent ainsi faire un peu de team building pour leurs salariés qui participent.

Mais la particularité ultime, c'est surtout que… aujourd'hui ce n'est pas moi qui cours, mais ma chérie. Et pas qu'elle d'ailleurs, mais ça je ne le découvre que pendant la course.

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Une fois arrivés sur le domaine, on se retrouve sur une grande pelouse, où le village départ est organisé avec un podium, des animations et des tentes pour chaque entreprise, façon festoche. Il n'y a pas de retrait des dossards centralisé, chacun  s'adresse au stand de sa boîte pour récupérer son t-shirt (aux couleurs de l'association bénéficiaires du don) et le dossard. Facile. C'est convivial et il y a énormément de monde car il y a 3 "épreuves" : un 10 km, un 6 km (qui est plus une grosse rando) et un 2 km (avec les enfants en général). Le public est très féminin et n'est pas forcément composé de personnes très habituées à courir.

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Le départ est donné à 10 heures et il faut déjà hyper chaud. Ayant l'avantage d'être moi-même coureur, je fonce d'emblée à travers le parcours pour devancer ma coureuse et l'attendre vers le 3e kilomètre et je découvre, en coupant le parcours, que du 1er kilomètre jusqu'au 5e ça monte sans discontinuer, et pas un petit faux-plat :  le 2e kilomètre est même une route en lacets ! On n'est certes pas dans le Galibier mais c'est raide. Je vois les premiers de la course passer et ça me donne envie de me mesurer à eux !

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J'attends une dizaine de minutes au 3e kilomètre, à côté d'une batucada, et je regarde le peloton passer, dans l'ensemble les gens ne sont pas frais. Et soudain : "Jibééééé". C'est… Véro, ma pote. Mais qu'est-ce qu'elle fout là ? Ne m'avait-elle pas dit que ce jour-là elle courait (certes, avec sa boîte) au Bois de Boulogne ? Je m'élance à ses côtés et le lui demande. Sa réponse : "on n'est pas au Bois de Boulogne ici ??". Bon, la géographie parisienne est un peu trop subtile pour quelqu'un de banlieue (ça c'est une blague entre elle et moi).

Peu de temps après je vois apparaître la chérie, qui a la côte un peu en travers mais je la trouve moins crevée que je ne craignais. Elle paraît agréablement surprise de me voir, maugrée un peu contre le dénivelé et je la laisse s'éloigner pour m'élancer vers le sommet de la côte, au 5e kilomètre, où je la retrouve quelques minutes après, en meilleur état (un petit arrêt au ravito a fait du bien).

Le 5e km était tout près du 8e, j'attends donc là que mes désormais deux coureuses, telles le furet, repassent par là après être passées par ici. En face de moi la majorité des coureurs coupe sans vergogne la fin de la dernière côte (cf. photo ci-dessous) pour gagner au moins 200m (dans l'impunité puisque personne ne surveille). Pas terrible.

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Puis je tombe sur Véro. Si tu me lis Véro, franchement tu m'as foutu la trouille ! hors d'haleine, même pas en mesure de me répondre quand je demande "ça va ?", j'ai cru que ça allait finir avec la joyeuse équipe des secouristes cette affaire. Et puis en fait, ce n'était pas vraiment défaillance mais plutôt une bosse grimpée trop vite. Véro s'est mise "dans le rouge" comme on dit. Un coup d'eau, quelques mètres de marche puis une descente et ça repart. Dans la foulée c'est Chérie qui se pointe, très peu de temps après, elle a couru plus vite. Je la trouve assez fraîche étonnamment. Et lucide. On fait 2 ou 300m ensemble et je la laisse poursuivre la fin de son parcours pour foncer vers la ligne d'arrivée où j'aurais pu la manquer dans la masse.

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Les 10 km sous bouclés sous le cagnard, on sait même pas trop en combien de temps, sûrement plus vite qu'à l'entrainement. Véro est clairement déçu par sa course, Mélanie au contraire est enchantée d'y être arrivée sans encombre (et finalement sans trop souffrir). La chaleur et les pentes… pas facile quand même.

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Pour moi ce fut une matinée étrange dans la peau d'un supporter. Ce rôle de soutien m'a beaucoup amusé (j'aime bien jouer le rôle du coach), même si j'aurais bien aimé participer, je pense que je pouvais être pas mal classé. Un jour peut-être… d'ici-là d'autres défis m'attendent.

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19 avril 2019

Marathon de Paris, 14 avril 2019

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Il y a 35 ans, j'attendais patiemment dans la voiture que mon père termine son premier marathon. Anxieux comme tout primo-marathonien, il finalement franchi la ligne en 3h14. Mais mon seul souvenir de ce jour (ce soir-là, d'ailleurs, à l'époque l'épreuve avait lieux en fin d'après midi) fut, plus d'une heure après, de voir la voiture dans laquelle je me trouvais démarrer en trombe car son propriétaire, mon oncle Henri, était ulcéré de son chrono très très moyen... d'où le fait que je n'ai aucun souvenir de mon père ce jour-là. 

Depuis quelques années nous avons couru quelques épreuves ensemble et même le Marathon du Mont-Saint-Michel en 2016, mais cette année, pour fêter son accession à la catégorie V4 (ses 70 ans quoi), le marathon de Paris s'imposait. 

J'ai un peu culpabilisé de ce cadeau, car imposer en quelque sorte une course aussi difficile et longue à préparer est contraignant, mais je savais qu'au final il serait content même si, comme il me l'a dit, tout seul il n'aurait jamais organisé un truc pareil ! 

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Nos préparations se sont bien passées, pas vraiment de bobo. Mon marathon arrivait au bout d'un long hiver dans lequel je m'étais programmé des défis progressifs (5 km, 10 km, 15 km, Semi) et qui fut fatigant malgré le fait que j'aie été récompensé par de bons temps et même un record personnel sur 5 km. Et j'avoue que, devant courir avec mon père à une vitesse inférieure à la mienne, ne pas avoir à regarder le chrono a été un luxe très agréable : juste le plaisir de la course et d'aller chercher ma 20e médaille. 

Bref tout allait bien jusqu'au mercredi avant la course où je sens le mal de gorge arriver... crève, angine... aie aie aie ! Courir avec une angine, ouais c'est possible mais ô combien désagréable, un truc à te gâcher la fête. Mais à ma grande surprise mon médecin a accepté de me fournir l'ordannance qui me permettrait d'être tranquille pour la course, je pourrais vraiment lui dédier ma médaille. 

La seule interrogation aura donc été : comment s'habiller pour un marathon où il fait moins de 10 °c. J'ai opté pour la solution à 2 T-shirts, mais un seul aurait suffit. Temps resplendissant et sec, pas de vent, en courant on ne sent pas le froid. 

Une des bonnes surprises, quand on part dans un sas d'allure moins rapide que d'habitude, c'est qu'on gagne une heure de sommeil. Ordinairement je pars vers 8h30, donc devoir se lever à 5h30 pour manger, c'est preque plus dur que la course elle-même. Mais 9h30 ça va, c'est faisable ! 

Toujours la même émotion de se retrouver au départ d'une course, avec un dossard sur le ventre. Et là c'est le Marathon de Paris, c'est pas n'importe quoi. Je me suis amusé de l'oeil neuf de mon père, qui (re)découvrait l'ambiance. Déjà l'avant-veille, au salon du Running (retrait des dossards) c'était marrant de le voir confronté à l'ambiance, l'organisation, les sponsors, gadgets et autres petites futilités exposées à grande échelle. Le jour de la course c'est pareil : gigantisme de l'organisation (je ne laisserais plus jamais les habituels blasés nous raconter que "le Marathon de Paris c'est mal organisé"), la foule qui vient de partout et même Paris qu'on voit vraiment d'un autre oeil. 

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 Une fois la ligne franchie, on rente dans la course petit à petit seulement, car il faut toujours un temps pour s'adapter mentalement à l'énormité de l'événement. Dès la Place de la Concorde, c'est l'innovation du parcours, au lieu de remonter directement la rue de Rivoli on tourne à gauche drection la Place Vendôme puis l'Opéra. Une petit boucle uniquement touristique bienvenue qui casse un peu la monotonie de la grande ligne droite. Et en plus c'est joli ! 

 

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Ensuite Bastille, le 12e arrondissement, retour à la normale. De mon côté j'aurai vraiment l'impresion de me balader jusqu vers le 15e km où apparaitront, à la sortie du Bois de Vincennes, des lourdeurs aux quadriceps, probablement dues au fait que ma foulée est plus lourde quand je cours accompagné. 

 

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C'est difficile de décrire ce parcours car aucun événement notable n'est survenu : on ne s'est pas perdus de vue (grâce aux maillots orange fluo), on a super bien négocié les ravitos et on s'est alimenés correctement. L'ambiance est toujours aussi sympa (avec un bémol concernant le tunnel de l'Alma où aucune animation n'était prévue, c'est pourtant pas compliqué de mettre un ou deux DJ avec une boule à facette...). Vers le 25e on jette un coup d'oeil très furtif vers la Flèche de Notre-Dame, mais vraiment furtif, après tout elle a touours été là et le sera toujours... sauf que non... 

 

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Les kilomètres s'enchainent. Je me souvient même m'être dit "on est déjà au 28e km ?". On a beau s'être dit que le chrono n'importait pas, on ne peut s'empêcher de garder un petit oeil sur le meneur d'allure que l'on verra cependant s'éloigner au loin définitivement après le 30e kilomètre. Notre allure ne va franchement diminuer que dans les 5 derniers km (voire les 3 derniers) mais à aucun moment ce ne sera la perdition qui te coupe de l'ambiance, du public, du payage. Bois de Boulogne, Fondation Vuitton, dernier km, Porte Dauphine, dernier virage... on y est ! Dernière ligne droite, tapis rouge (enfin vert, aux couleur du sponsor...)... l'arrivée c'est nos Jeux Olympiques personnels, on a beau être nombreux à finir en même temps, on y est seuls au monde à ce moment-là, Paris est à nous. Finir un marathon, même si on en avait désormais 29 à nous deux, est toujours un étonnement, une fierté, un truc de dingue.

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La médaille n'est pas terrible, le t-shirt est carrément moche mais en fait on les trouve magnifiques. La zone d'arrivée couvre toute l'Avenue Foch, elle laisse le temps de redescendre sur terre petit à petit, de ne pas couper avec la course trop brutalement. 


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Ensuite il faut rentrer lentement (à cause des jambes durcies par le refroidissement) manger un bon steak et voir Philippe Girlbert gagner Paris-Roubaix en costaud. 

Le marathon de Paris est toujours une belle journée, encore plus belle quand elle est partagée. 

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(Quelques photos empruntées à ASO, l'organisation de la course)

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19 mars 2019

Semi-Marathon des Lions, Rueil-Malmaison, 17 mars 2019

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5 km, 10 km, 15 km… et maintenant je m'attaque au semi.

Je me suis bien entrainé, sans douleur notable et avec une météo convenable. J'ai senti ma forme s'améliorer. Un très bon 5 km, un 10 km aussi, mais un coup d'arrêt aux 15 km de Charenton m'a un peu fait douter : ai-je eu du mal à tenir la distance car je me suis mal entraîné en endurance ou était-ce un accident, dû à un jour de méforme ?

Toujours est-il qu'en ce dimanche matin de mars, veille de mon anniversaire, je prends la ligne A du RER dans l'autre direction, vers l'ouest, direction Rueil-Malmaison.

Je ne suis jamais venu dans cette ville, que j'imagine d'ailleurs plus belle et plus classe qu'elle n'est véritablement d'ailleurs. Je compte bien lier l'utile à l'agréable en allant visiter, l'après-midi, le château de la Malmaison, celui de Joséphine et Napoléon, parce que merde, il n'y a pas que Stéphane Bern qui a le droit aux visites, nom de Dieu ! :D

Une fois n'est pas coutume, j'ai bien préparé ma venue : je suis en avance, j'ai bien repéré l'aire de départ sur le plan, la gare, le chemin, pas de souci. Le retrait des dossards se fait dans un petit complexe sportif/gymnase qui jouxte un stade et une piste d'athlé. Il y a beaucoup de monde mais ça va, on s'y retrouve. Pas de T-shirt en revanche.

Ensuite je prends le temps de m'échauffer car je sais que dès le départ il faudra être un bloc. Je fais des tours de pâté de maison, des allers et retours puis je vais rejoindre le peloton des coureurs qui attend (im)patiemment de s'élancer… et c'est là que l'organisation n'est pas top. En effet le peloton est placé pour le départ dans une rue pas très large, un peu désorganisé, pêle-mêle : des sas de départ par niveau sont censés être mis en place mais c'est tellement mal signalé, pas clair que finalement je me retrouve au milieu du paquet sans vraiment savoir avec qui je suis. On finit par s'élancer, très compacts, et au bout de quelques dizaines de mètres… le parcours emprunte carrément un petit chemin ! Effet entonnoir immédiat, piétinage, ralentissement, j'ai bien dû perdre 1 minute sur les premiers 2 km !!! Va rattraper ça sur un semi, c'est énorme. Tu t'es à peine élancé que tu sais que c'est pas aujourd'hui que tu vas taper un record…

Et pourtant ma forme n'est pas mal aujourd'hui. Kilomètre après kilomètre je garde un bon rythme, je vois le chrono défiler à une allure conforme à mes attentes sans que je ne sois dans le rouge. Au bout de 10/11 bornes, je m'attends à faiblir comme à Charenton, mais non pas cette fois. Ça me rassure et je sais que je vais tenir jusqu'au bout comme ça.

Le ciel est bas mais les conditions de course sont correctes. Le parcours en revanche… une fois que le peloton s'est étiré, on peut courir correctement et les allées en bord de seine sont agréables, certes, mais ça tournicote, ça tournicote. Et on passe dans un sens, et on repasse dans l'autre, la seconde boucle n'est pas exactement la même que la première… franchement, on ne sait plus trop bien où on est et les GPS non plus : après la course, nos montres ont toutes enregistré une distance bien inférieure à celle d'un semi, il nous manque parfois 1 km ! C'est à cause de ce parcours qui tourne dans tous les sens.

La course s'est bien déroulée jusqu'à 500m de la ligne où des trombes d'eau s'abattent sur nous. Ce sera la seule averse de la journée, mais quelle averse ! Un déluge ! Je récupère ma médaille vite fait et comme tout le monde je cours (encore !) me mettre à l'abris le plus vite possible dans le gymnase. Je ne réalise pas toute suite que je viens de faire un très bon chrono (le 3e meilleur de toute ma vie), et que sans le temps perdu départ je n'étais pas loin de mon record. C'est un peu frustrant quand j'y repense !

Comme après je dois me faire un petit resto avec ma chérie puis visite le château, j'utilise les douches (propres avec de l'eau chaude, le luxe) mises à notre disposition, c'est très chouette.

La course est donc sympa, le parcours pas désagréable mais sportivement pas idéal du tout. Malgré tout j'étais en très bonne forme malgré mon grand âge !  ;) 

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25 février 2019

La Charentonnaise (15 km), 24 février 2019

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Troisième volet de mon polyptique hivernal : après le 10 km et le 5 km : le 15 km, en attendant les deux dernière distances en mars avril (semi puis marathon).

C'est une sorte d'accomplissement que de me présenter au retrait des dossard à Charenton-le-Pont car ça fait un paquet d'année que je voulais participer, mais invariablement je dois y renoncer : blessures, climat, méforme, crève.

Cette année sera la bonne, et en plus il fait beau.

Il fait beau… mais froid ce matin… après de 17 ans de course à pied je ne sais toujours pas comment m'habiller. Là encore je fais l'erreur classique : trop me couvrir. Autant c'était glacial en partant de chez moi, autant quelques temps plus tard au soleil, en fait c'était supportable.

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Le parcours est constitué de 2 boucles de 7,5 km, un peu en ville et surtout dans le sud du bois de Vincennes (on passe même devant le zoo). C'est plat, aucune difficulté. Ou plutôt si : l'organisation du départ. Il y a beaucoup de monde (les 15 km sont rares dans le calendrier, je n'en connais que 3 en Île-de-France) et pas de départ par salves. Du coup, même si l'avenue où se situe le départ est assez large, dès le premier carrefour on se retrouve dans des petites rues, compressés les uns les autres (ce qui fait évidemment ralentir tout le monde) et surtout sans visibilité sur les nombreux obstacles du parcours (trottoirs, poteaux, plots, trous), d'autant plus qu'il manque de personnes pour signaler efficacement les dangers. Résultat 3 chutes autour de moi dans les 2 premiers km. Il faut vraiment que les organisateurs revoient leur début de course, ça ne me pousse pas à avoir envie de revenir.

Lorsque le peloton s'est enfin étiré, on peut courir plus à son aise et essayer de rattraper les secondes perdues. Comme je l'ai indiqué le parcours est facile (malgré de relances) et plutôt agréable, surtout sous le soleil. Moi, en revanche, je ne suis pas au top et au final j'aurai 1 minute de plus que ce que j'espérais car les 5 derniers km ont été pénibles. Sur le moment j'ai eu tendance à remettre en question ma préparation durant laquelle j'ai un peu zappé l'endurance au profit du fractionné (faut dire que faire des sorties longues quand on est en train de déménager, ce n'est pas simple), mais à la réflexion, je pense qu'il y a aussi un facteur alimentation, mon petit déj' était probablement un peu insuffisant. Et puis il faut aussi relativiser, le chrono était quand même correct malgré ma mauvaise fin de course.

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10 février 2019

Foulées de Malakoff, 5 km, 9 février 2019

Cet hiver, comme souvent, je me suis bricolé un calendrier progressif de compétitions : j'ai préparé des courses de distances de plus en plus longues (5, 10, 15, 20 marathon). Et depuis peu j'inclus des 5 km. Le demi-fond n'est pourtant pas mon fort : trop court, trop intense, trop violent, trop douloureux. Mais j'ai besoin de nouveaux défis, donc de nouvelles distances. Après un premier essai correct dans la chaleur du mois de juillet 2018 aux Foulées d'Île-de-France, me voici à nouveau, nettement plus en forme, au départ d'un 5 km (il n'y a pas tant de 5 km compétitifs que ça dans le calendrier, mine de rien).

Les foulées de Malakoff, j'y ai déjà participé il y a quelques année mais sur le 10 km. Je me souviens d'un parcours sinueux avec un passage un peu minable autour d'une piste d'athlé dont il fallait presque escalader les barrière pour sortir : j'aurai la bonne surprise de constater que le parcours a été remanié et qu'il est devenu plus fluide.

L'avantage de cette épreuve c'est que c'est des très rares courses qui se déroulent le samedi et surtout l'après-midi. Et ça, ça me va très bien de ne pas avoir à me lever à 6 heures !

C'est donc par un bel après-midi d'hiver ensoleillé que je prends la ligne 13 jusqu'à cette ancienne (dans le sens de "ça fait longtemps") banlieue communiste. J'ai d'ailleurs été effaré de constater que des édifices publics, au XXIe siècle, peuvent encore s'appeler Lénine !! Comment des personnages qui ont, directement ou indirectement, des hectolitres de sang sur les mains, peuvent-ils encore être cités en exemple aujourd'hui ? Si une salle des fête s'appelait Hermann Göring ou un groupe scolaire Pierre Laval, ça ferait l'objet de pétitions qui feraient un sacré bruit. Mais quand il s'agit d'un dictateur "de gauche", ben ça choque personne. Bref…

Après m'être trompé d'endroit du retrait des dossards (c'est pas super bien indiqué : c'est dans le complexe scolaire à gauche de la ligne d'arrivée, pas dans le complexe sportif à droite), je récupère mon T-shirt bordeaux, mon dossard et je laisse mes affaires. Nickel, tout est bien organisé.

Je m'échauffe ensuite longuement (probablement plus longuement que la durée de ma course) et c'est parti pour une vingtaine de minutes de haute intensité !

Que dire de cette course ? Elle passe si vite !

D'ailleurs je dis ça mais c'est pas tout à fait vrai. Je ne suis pas assez calé en sciences pour citer Einstein et autre spécialiste de l'espace-temps, mais le fait est qu'une course très rapide comme celle-ci paraît parfois beaucoup plus longue qu'un semi, par exemple. Ça va tellement vite, on est tellement à bloc et dans la souffrance, que la fin de course paraît parfois durer une éternité. J'avais trouvé ça particulièrement interminable en juin 2018 à Vincennes. Là comme j'étais mieux, ben ça allait mieux, mais quand même, le dernier km m'a semblé bien long et j'étais content que ça s'arrête.

La vitesse et l'intensité de l'effort ont complètement embué mon esprit et j'ai été totalement incapable de calculer en temps réel si mon résultat final allait être réussi ou non. Et en passant la ligne, j'étais déçu, je croyais ne pas avoir battu mon chrono de Vincennes. Ce n'est qu'un long moment après, une fois mes esprits retrouvés, que j'ai réalisé qu'en fait j'avais explosé mon record et dépassé mon objectif de plus de 40 secondes ! Je passais en une fraction de secondes dans mon esprit de "moyen" à "très bon".

A ce jour, je ne sais pas si je retenterai un 5000 m  car je ne suis pas convaincu d'arriver à faire mieux voire aussi bien. Je suis cependant assez content d'avoir exploré un peu cette distance, laquelle me paraît, hélas, un peu trop difficile pour un "vieux" comme moi !

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04 février 2019

Foulées de Vincennes (10 km), 3 février 2019

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Comme l'an passé, ma participation aux Foulées de Vincennes est celle d'un accompagnant, puisque le but de la matinée et d'aider mon père à faire un bon chrono (et aussi/surtout) passer un bon moment). Il vient de passer en catégorie V4, il y a peut-être un podium à aller chercher.  

Nous avons choisi la première course, la course "compétition". Son avantage est d'être plus rapide car les participants sont meilleurs. Donc on perd moins de temps avec les engorgements de coureurs et autres piétinements. Son désavantage : elle commence à 9 heures alors que la course loisir est à 11 heures. Et se lever aussi tôt un dimanche matin d'hiver, c'est probablement ce qu'il y a de plus difficile !

On se retrouve avec un peu de difficulté (pas facile de se retrouver dans la foule quand on a eu l'idée géniale de ne pas prendre son portable (à ne pas refaire !)), on s'échauffe et on se réchauffe d'ailleurs, car si la température n'est pas trop froide, le vent est assez glacial quand il se lève.

Le début de course se passe bien, on part sur les mêmes bases que l'an passé (donc vite). Le parcours est tout plat avec un très très léger faux-plat montant dans une longue ligne droite d'un kilomètre le long des maisons qui bordent la lisière du Bois de Vincennes. Je sens cependant que mon père n'a pas "la bonne jambe" de l'an dernier, d'ailleurs, au début de la seconde boucle (c'est psychologique !) il me dit qu'il ne pourra plus tenir à cette vitesse et qu'il finira "comme il pourra". Je pense néanmoins que "finir comme on peut" à cette vitesse, beaucoup de V4 et même de coureurs tout court voudraient bien y arriver.

A l'arrivée (qui a été changée de place, elle est désormais devant la Mairie) on fait 1'45 environ de plus que l'an passé, ce qui est une petite déception mais tout de même un chrono très correct. Mais ça nous n'en sommes pas conscients car quelques minutes après l'arrivée nous rentrons tout simplement chez nous… sans savoir que mon père n'avait pas du tout raté sa course car il avait fini 2e de sa catégorie. Il n'est donc pas monté sur "la boîte" et n'a pas eu sa coupe. Mes efforts pour contacter les organisateurs par la suite sont restés vains car ignorés par l'organisation, c'est pas très sympa.

Donc objectif de notre prochain 10 km : faire un bon chrono ET aller chercher la récompense !

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21 janvier 2019

10 km du 14e, 20 janvier 2019

Cette année encore c'est dans le 14e arrondissement que je commence ma saison. J'espère faire un bon chrono dans la froideur de janvier, j'ai d'ailleurs commencé ma prépa assez tôt pour être compétitif pour les courses du premier trimestre, et j'ai fait des fractionnés même le 25 décembre !

Et pour faire un bon chrono, même bien préparé, le mieux est quand même de ne pas refaire toutes les erreurs que j'ai pu faire les autres années :

-          Arriver trop tard et sous-estimer la queue à la consigne : l'an passé, arrivé pourtant ½ heure à l'avance, je n'avais pas pu m'échauffer car j'avais attendu hyper longtemps pour pouvoir déposer mon sac. J'avais pu rejoindre la ligne moins de 5 minutes avant le départ.

-          Conséquence du point précédent : ne pas se retrouver au milieu ou en queue de peloton au départ, sinon c'est piétinage, embouteillage et perte de temps assurés. L'an dernier : près d'une minutes perdue comme ça, il a fallu cravacher pour la rattraper et après j'étais cuit.

-          Ne pas trop se couvrir : oui, on est en janvier et il fait très froid. Mais on se réchauffe très vite en courant, donc la polaire ou le blouson thermique sont totalement en trop.

-           Ne pas savoir envie d'aller aux toilettes ou bien savoir où en trouver : maintenant je sais !

-          Ne pas forcément considérer que la descente de la rue du Commandant Mouchotte est un terrain destiner à accélérer. Vue l'intensité de l'épreuve, c'est surtout un moyen de récup' et on n'y gagne pas forcément du temps.

Ayant tous ces points en tête, cette année je n'ai pas fait d'erreur, d'autant plus qu'à cette période j'habitais dans le 6e arrondissement, pas très loin, ce qui m'a permis de m'échauffer en trottinant pour venir, sans sac à déposer.

La course s'est bien déroulée. C'est dur, un 10 000 m, le cœur est à fond, ça brûle de partout, mais ce n'était pas insupportable. Au bout d'un moment j'ai arrêté de regarder le chrono, j'étais à fond et je savais qu'il serait plutôt pas mal.

Et le fait est que sans la "maladresse" (je dis ça pour être poli mais je pense à un mot moins gentil) d'un bénévole il aurait pu être excellent. En arrivant au carrefour au sortir de la zone du Cimetière Montparnasse, un bénévole chargé de réguler la circulation, qui tournait le dos à la course, fait tranquillement signe à une voiture de passer alors que deux autres coureurs et mois arrivions lancés. Hyper dangereux. L'automobiliste passe et voyant que la situation n'est pas normale… s'arrête en plein milieu du croisement. Je n'ai que le temps de ralentir et de gueuler "Qu'est-ce que vous foutez ?!". Je m'arrête quasiment et relance pour contourner la bagnole, bref, je perds les secondes qui vont me manquer pour battre mon 2e meilleur chrono sur la distances.

C'est un peu rageant mais le chrono est quand même très bon et je ne m'en attriste pas trop.

Comme quoi on a beau faire les choses comme il faut, parfois on ne maîtrise pas tout…

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10 septembre 2018

Course de la rentrée (15 km), Le Perreux, 9 septembre 2018

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Ira ? Ira pas ? 

Pour préparer un marathon c'est bien de faire un semi environ 1 mois avant, histoire de voir où on en est, et puis aussi de se sortir de la routine de l'entrainement. Sauf que voilà, le marathon étant début octobre, il n'y a pas de semi faisable en septembre dans mon secteur géographique. Il faut donc se rabattre sur des 10 km, mais franchement ce n'est pas le même effort. Solution alternative : la Course de la Rentrée du Perreux, un 15 km. Cela parait un test intéressant. Je l'avais donc inscrite à mon programme de longue date. Mais voilà, en revenant de vacances mi-août, m'étant fort mal entraîné, je me suis dit que cette course ne me servirait à rien étant donné ma très moyenne condition physique. Je me suis remis à l'entrainement, d'arrache-pied, avec parfois 2 séance par jour, et 3 semaines plus tard, mes performances s'étant nettement améliorée, je me suis dit "bon, allez…"

J'ai déjà participé à cette épreuve il y a 2 ans. Je l'avais trouvé très dure, j'avais fait un chrono satisfaisant mais j'avais souffert. L'an passé je devais la refaire, mais j'étais tellement triste à cette période que bien qu'inscrit je n'y étais pas allé. Raison de plus pour prendre une revanche cette année. Mais avec une certaine anxiété compte tenu de la difficulté du parcours et de mon expérience précédente.

Depuis 2016 rien n'a changé : toujours le RER Neuilly-Plaisance et son paysage dégueulasse, toujours les bords de marne, toujours les locaux de la Mairie avec : un vestiaire gardé, des toilettes propres et en nombre suffisant, et même des douches si on veut. Le retrait des dossard va vite, l'ambiance est sympa. Il y a du monde mais pas trop. Et surtout c'est une matinée magnifique, un temps idéal pour courir.

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Comme parfois (oui, j'ai bien dit parfois) il m'arrive de tirer des leçon de mes erreurs, cette année j'ai fait en sorte d'arriver suffisamment en avance et vers 9 h j'étais sur place. Le temps de me préparer tranquillement, à 9h20 je peux m'élancer pour ½ heure d'échauffement absolument nécessaire. J'ai constaté à l'entrainement dernièrement : pendant les 25 première minutes, je ne suis bon à rien, il faut vraiment que mon moteur tourne et que mon corps prenne le temps de se mettre en route. Je vieillis...

Autre erreur que je ne refais pas : me mettre en queue de peloton. Ici il n'y a pas de temps réel : si tu perds 20 secondes à passer la ligne après le top départ, et bien elles te sont décomptée quand même ! Et il y a aussi le temps perdu (25 secondes en 2016) dans le premier kilomètre : la rue où on s'élance est assez étroite et ça peut bouchonner.

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Comme je suis tout seul pour courir, personne avec qui bavarder en attendant le départ. J'écoute donc un peu les conversations autour de moi. Derrière moi un jeune homme très grand se vante en parlant fort que 15 bornes c'est beaucoup trop court pour lui, un marathon aussi d'ailleurs, qu'il lui faut au moins 14 heures de course (la légendaire humilité de certains trailers…). Pourquoi ? Parce que sinon il tousse quand il court vite. WTF ??!! Et une fois le départ donné, on a tous pu s'en apercevoir : le pauvre, toutes les 15 secondes s'arrache la gorge et les poumons. C'est extrêmement désagréable pour les gens qui courent avec lui, mais pour lui ça doit être un enfer et il devrait sérieusement changer d'allergologue. Bien que parti vite, presque à l'allure d'un 10 km, je me dis que s'il court toute la course avec moi en toussant comme ça, je vais devenir zinzin. Mais en fait au bout de 4 ou 5 km je vais progressivement le lâcher. Et je ne l'ai pas revu à l'arrivée, je ne sais donc pas si sa toux a pu s'arrêter.

Quant à moi je comprends assez vite que je vais pouvoir tenir à ce rythme-là et que mon chrono espéré est envisageable. Comme je connais déjà le parcours, j'ai eu le temps de penser à la gestion des 4 bosses (chacune des 2 boucles de 7,5 km en comporte 2). La première fois j'avais couru vite dans la bosse et utilisé la descente pour récupérer. Cette année j'ai fait le contraire : perdu un peu de temps dans la montée pour ne pas me cramer et accélérer/récupérer dans la descente. Et je crois que ça a été payant.

A la mi-course, je suis derrière une dame à qui quelqu'un, sur le bord de la route, dit "vas-y Isa, t'es 2e !". Je comprends que je cours derrière la 2e du classement féminin. Mais c'est pas mal du tout, ça ! D'autant plus qu'au début du second tour je la distance. Une autre personne sur le bord compte les coureurs et j'entends que je suis aux alentours de la 80e place (sur environ 650 il me semble), ce qui fait 12e sur une base 100. Pas mal du tout

Les kilomètres passent, défilent. Au 10e je regarde le chrono et je constate que si la course s'arrêtait là, ça se fait un chrono presque acceptable. En 2016 j'avais vraiment souffert mais cette année pas vraiment. Intense mais jamais insupportable. Dernière côte, je ralentis moins, puis une longue descente vers l'arrivée, un dernier tournicoti dans les ruelles et c'est la ligne d'arrivée !

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Chrono ? 1 minute de moins que mon objectif et record battu évidemment ! Youpi !! ça fait vraiment plaisir de constater que mes efforts à l'entrainement ont payé !

Toujours pas de médaille mais une trousse en cadeau. Ben oui, c'est la Course de la rentrée !!

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Après la course, un petit ravito est organisé dans une cour à quelques mètres de l'arrivée. On y remet les coupes un peu dans l'indifférence. L'ambiance est joyeuse car beaucoup de gens se connaissent car ils font partie des clubs du coin. Les familles sont là aussi. Un petit buffet est prévu mais comme je suis tout seul je choisis de rentrer, d'autant plus que malgré le grand soleil j'ai un peu froid.

Cette Course de la rentrée, depuis quelques années, c'est toujours pareil : un coup j'y vais, un coup non. Cette année j'ai bien fait de venir.

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