C'est bizarre ce phénomène météorologique : tu cours contre le vent, mais si tu cours dans l'autre sens, tu cours aussi contre le vent. Faudra qu'on m'explique !… ;)

Bon, sinon, cette course avait pour moi valeur de test, voire même de double test : serai-je capable de courir après avoir eu l'épaule immobilisée par ce que je pense être une tendinite du tendon du bicepcs, et si oui, à quelle allure (est-ce qu'un mois d'arrêt suffit à foutre une condition physique par terre ?) ?

La première réponse est oui. Quelques douleurs, certes, mais et l'épaule et le dos m'ont laissé tranquille pendant 21,1 km.

Quant à la seconde réponse… ben c'est dur de répondre. Temps pas fameux sur semi : 4 minutes de plus qu'à Boulogne, mais il faut prendre en compte que le parcours est plus dur  et venteux (cf. mon introduction !). La preuve, c'est que j'ai un record personnel sur cette épreuve qui est à + 4 minutes de mon meilleur temps sur la distance. J'ai eu certaines difficultés à me mettre dans l'allure, l'impression de ne pas arriver à accélérer, d'être à bloc à une allure où je devrais normalement avoir de la réserve. Et paradoxalement, j'ai accéléré sur les 5 derniers kilomètres (au point de reprendre 3 minutes) sans pourtant me mettre à plat ventre.

En conclusion de tout ça, je dirais qu'en faisant un énorme mois de mars d'entrainement, faire un marathon de Paris pas trop minable dest envisageable, mais en renonçant l'objectif initial taper son record, encore et toujours). Faudra t'il partir sur des bases élevées et essayer de tenir le plus possible, ou bien partir sagement derrière un meneur d'allure raisonnable au cas où durant la course il serait possible le distancer ? That is the question...