Vincennes juin 2010

Ça ne commence déjà pas trop mal quand je réussis à me lever à l’heure, plus tôt que pour aller au boulot… d’ailleurs il faudra un jour que je réfléchisse à ça !

Petit déj’ tranquille en regardant thé ou café avec Lorànt Deutsch (sympa ce mec, et pas con). Puis départ dans les temps. Seule ombre au tableau : plus de batterie dans le lecteur mp3 et juste un seul couplet d’Enter sandman.

Une fois dans le château de Vincennes, je tombe tout de suite sur le Coach et son fils, coup de bol au milieu de 3000 personnes. On s’échauffe ensemble et on décide de faire le parcours tous les 3 en 50 minutes, sans forcer, quoi. Vraiment sans forcer, même si c’est con de faire un compet’ sans forcer. Flemme matinale quand tu nous tiens (la fin de saison n’est pas une excuse !)... Sauf que dès les premiers mètres de la course, le coach est parti comme une fusée, et moi, ça, j’ai du mal. C’est déjà plus de mon âge des courses aussi courtes à ce train là, alors au sien (il est retraité) !! Mais bon, comme j’ai évité le point de côté (les bienfaits de l’expérience), j’ai apprivoisé l’allure qui m’a finalement convenu, tant et si bien que, sans le vouloir, j’ai semé mes deux camarades vers la mi-course !!! Comme je ne les voyais plus, j’ai continué toujours presqu'à la même allure et j’ai fini dans un temps très honorable et assez inattendu. Bon, pas de quoi pavoiser, d’autant plus que mon record est loin, mais je l’ai établi (à Choisy-le-Roi) à la période automnale, au moment de mon pic de forme et par une température plus adaptée à moi.

Je  ne me pensais franchement pas, avec le peu d’entrainement que j’ai depuis le Marathon de Paris, capable de faire 3 minutes de moins que l’an passé. Après cette course, l’envie m’est venue de travailler un peu cette distance et muscler un cœur qui, enthousiaste autant qu’inquiet, battait plus fort depuis quelques jours.