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Les 20 km de Paris, c'est ma course préférée, je crois que je dois l'écrire tous les ans. Ce n'est plus vraiment un objectif car j'y ai réalisé en 2006 une perf que je ne pourrai plus jamais égaler (en rentrant dans les 1000 premiers au classement général), mais c'est un plaisir. En début de saison, je sais que j'y participerai, à moins bien sûr qu'un marathon tombe le même jour, comme en 2008 où j'ai fait le marathon de Vannes. Mais en général je m'arrange pour que ça n'arrive pas. Quelques fois même, ils m'encombrent, ces 20 km. Ils sont là, incontournables dans le calendrier alors que j'aurais préféré faire autre chose à la place, mais tant pis, je les fais quand même. Le plus souvent c'est une course d'entrainement, un dernier test pour voir où j'en suis avant le marathon. Des fois c'est pertinent, comme en 2010 où j'ai bien vu que je ne serai pas dans mon assiette 15 jours plus tard, ou en 2016 où j'ai bien vu que je pèterai le feu. Cette année, en revanche, ce sera trompeur : en effet, je ferai ma 2e meilleure performance sur l'épreuve et la distance (et ça c'est réjouissant) avant de faire un marathon de Rennes très moyennasse 15 jours plus tard, probablement en partie mal remis des 20 km.

Cette année, nouveau dispositif anti-attentat, mais beaucoup plus carré que l'année passée où ça avait été un beau bordel.  Pour éviter les embouteillages dans le premier kilomètre, l'organisation a fait partir chaque sas par petit paquet toutes les 2 ou  3 minutes (j'ai réalisé après coup, d'ailleurs, que compte tenu de mon bon temps en 2016, j'avais droit à un dossard préférentiel, ce que j'ignorais). J'ai été assez malin, d'ailleurs, pour éviter de partir dernier de mon petit paquet et j'ai  préféré attendre un peu pour partir en première ligne du suivant. Résultat : dès les premiers mètres j'avais l'avenue pour moi tout seul, c'est très agréable.

Fini le premier kilomètre en côte devant la Cinémathèque, on part en longeant la Seine et c'est après qu'on prend un long faux plat montant vers l'Arc de Triomphe, ce qui est doublement plus pratique car on ne bouchonne plus, l'avenue est très large, et on n'est pas totalement froid. Dès le départ, je pars à un rythme soutenu. Je constate que j'ai progressé depuis un an et demi car encore en 2016, ce rythme-là c'était celui que j'avais du mal à tenir sur 10 km. Le fait est que je tiendrai comme ça jusqu'au bout, en réalisant mon 2e meilleur chrono sur cette épreuve, comme je l'ai déjà dit plus haut.

Quant à la course elle-même, malgré un ciel couvert et une température fraîche, c'est toujours aussi festif et agréable. Le parcours fait moins de tournicotis dans le Bois de Boulogne. Je garde le souvenir d'un effort intense mais pas inhumain. Une vrai course, un vrai effort athlétique sans tomber dans le truc en souffrance absolue même si je dois reconnaître que sur le dernier quart j'étais bien à bloc tout de même, et j'étais content que ça se termine. Il est possible en revanche que je l'ai un peu payé 15 jours plus tard.

Après la course, vite remis de mon effort et de mon joli chrono, j'ai pu retrouver des camarades coureurs, partis après moi, pour une entrecôte bière bien méritée.

Un bon dimanche matin, en somme  :)