10 km du 14 2018_départ

 

En général, les 10 km du 14e, c'est la course de rentrée, la course pour se tester. Mais cette année j'en avais plus ou moins fait un objectif, car je n'avais pas perdu ma forme après le Marathon de Rennes. Je dis plus ou moins car j'avais entamé une préparation spécifique mais que j'ai du arrêter car j'ai été perturbé par tout un tas de trucs, notamment en étant malade. Et puis j'ai trouvé plus intelligent de me consacrer au marathon qui arrive 2 mois après. 

Les 10 km du 14e c'est aussi un peu une course de masos : venir courir par près de 0°c un dimanche matin de janvier plutôt que de rester sous la couette (avec ou sans chérie d'ailleurs), c'est un peu un truc de malade. Mais bon j'avais envie de me tester et surtout, je connais bien le quartier, je trouve rigolo de venir courir dans cet arrondissement que je fréquente quotidiennement. C'est d'ailleurs ma 3e participation. 

Arrivé à l'avance mais pas assez à l'avance, je n'avais pas prévu la très longue file d'attente aux consignes, qui, si elle ne m'a pas fait manquer le départ, m'a fait manquer l'échauffement et une bonne place dans le peloton au départ. La course semble victime de son succès et de l'annulation d'autres courses pour les raisons de sécurité que l'on connaît malheureusement. 

Le parcours, c'est deux boucles de 5 km dans les rues du 14e. Des rues souvent étroites ou on perd du temps (ça bouchonne et ça relance), et cette fois encore c'est 20 secondes que je vais laisser filer rien que dans le premier kilomètre et qui me manqueront à l'arrivée. Côté dénivelé, aucune vraie difficulté mais un parcours pas tout à fait tout plat, 2 fois plus de dénivelé qu'à la Corrida de Thiais par exemple. On peut y laisser une poignée de secondes aussi. 

10 km du 14 2018_coureurs


Parti lentement par la force des choses puis m'étant un peu cramé pour rattraper le temps perdu dans le 2e km, mon début de course a été plus dans la précipitation que dans la gestion. La descente de la rue du Commandant Mouchotte, que j'avais imaginée destinée à accélérer, je l'ai utilisée pour récupérer. Par contre j'ai trouvé les passages autour du cimetière moins pénibles que dans mon souvenir. 

Au bout d'un moment, sur un 10 km, on est tellement à bloc qu'on ne regarde plus vraiment le chrono puisqu'il n'y a plus grand chose à gérer : on est à bloc et puis c'est tout. Mais l'avantage c'est que ça ne dure pas trop longtemps, même si tout est toujours trop long quand on souffre. Là encore, après le 2e tiers de la course, et bien il faut serrer les dents et tenir bon jusqu'au bout, finir la bave aux lèvres et ne rien lâcher. Dans ce type d'épreuve, ce qui est marrant c'est qu'on fait en général toute la course avec les mêmes personnes. Je me rappelle notamment d'une jeune femme blonde d'une vingtaine d'années, avec qui on ne s'est quasiment pas quittés, se dépassant et se redépassant de quelques mètres tout du long. Au final elle finit quelques mètres devant moi et je suis allé la féliciter après la ligne. 

10 km du 14 2018_arrivée

Quant à mon chrono, il est bon, satisfaisant mais sans plus. Pas de progression. Sans la bousculade du premier kilomètre et avec un peu plus de plat, j'aurais peut-être pu grignotter une vingtaine de secondes, ce qui aurait donné un chrono encore meilleur. La satisfaction tient décidemment à peu de choses parfois... Au final j'ai fait à peu près la même chose qu'à Joinville. Certes j'espérais un petit peu mieux, mais pour une course de rentrée, je ne vais pas me plaindre, je n'avais jamais fait aussi bien, et de très loin (4 minutes de moins qu'en 2016 !!). 

10 km du 14 2018_mairie