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Ira ? Ira pas ? 

Pour préparer un marathon c'est bien de faire un semi environ 1 mois avant, histoire de voir où on en est, et puis aussi de se sortir de la routine de l'entrainement. Sauf que voilà, le marathon étant début octobre, il n'y a pas de semi faisable en septembre dans mon secteur géographique. Il faut donc se rabattre sur des 10 km, mais franchement ce n'est pas le même effort. Solution alternative : la Course de la Rentrée du Perreux, un 15 km. Cela parait un test intéressant. Je l'avais donc inscrite à mon programme de longue date. Mais voilà, en revenant de vacances mi-août, m'étant fort mal entraîné, je me suis dit que cette course ne me servirait à rien étant donné ma très moyenne condition physique. Je me suis remis à l'entrainement, d'arrache-pied, avec parfois 2 séance par jour, et 3 semaines plus tard, mes performances s'étant nettement améliorée, je me suis dit "bon, allez…"

J'ai déjà participé à cette épreuve il y a 2 ans. Je l'avais trouvé très dure, j'avais fait un chrono satisfaisant mais j'avais souffert. L'an passé je devais la refaire, mais j'étais tellement triste à cette période que bien qu'inscrit je n'y étais pas allé. Raison de plus pour prendre une revanche cette année. Mais avec une certaine anxiété compte tenu de la difficulté du parcours et de mon expérience précédente.

Depuis 2016 rien n'a changé : toujours le RER Neuilly-Plaisance et son paysage dégueulasse, toujours les bords de marne, toujours les locaux de la Mairie avec : un vestiaire gardé, des toilettes propres et en nombre suffisant, et même des douches si on veut. Le retrait des dossard va vite, l'ambiance est sympa. Il y a du monde mais pas trop. Et surtout c'est une matinée magnifique, un temps idéal pour courir.

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Comme parfois (oui, j'ai bien dit parfois) il m'arrive de tirer des leçon de mes erreurs, cette année j'ai fait en sorte d'arriver suffisamment en avance et vers 9 h j'étais sur place. Le temps de me préparer tranquillement, à 9h20 je peux m'élancer pour ½ heure d'échauffement absolument nécessaire. J'ai constaté à l'entrainement dernièrement : pendant les 25 première minutes, je ne suis bon à rien, il faut vraiment que mon moteur tourne et que mon corps prenne le temps de se mettre en route. Je vieillis...

Autre erreur que je ne refais pas : me mettre en queue de peloton. Ici il n'y a pas de temps réel : si tu perds 20 secondes à passer la ligne après le top départ, et bien elles te sont décomptée quand même ! Et il y a aussi le temps perdu (25 secondes en 2016) dans le premier kilomètre : la rue où on s'élance est assez étroite et ça peut bouchonner.

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Comme je suis tout seul pour courir, personne avec qui bavarder en attendant le départ. J'écoute donc un peu les conversations autour de moi. Derrière moi un jeune homme très grand se vante en parlant fort que 15 bornes c'est beaucoup trop court pour lui, un marathon aussi d'ailleurs, qu'il lui faut au moins 14 heures de course (la légendaire humilité de certains trailers…). Pourquoi ? Parce que sinon il tousse quand il court vite. WTF ??!! Et une fois le départ donné, on a tous pu s'en apercevoir : le pauvre, toutes les 15 secondes s'arrache la gorge et les poumons. C'est extrêmement désagréable pour les gens qui courent avec lui, mais pour lui ça doit être un enfer et il devrait sérieusement changer d'allergologue. Bien que parti vite, presque à l'allure d'un 10 km, je me dis que s'il court toute la course avec moi en toussant comme ça, je vais devenir zinzin. Mais en fait au bout de 4 ou 5 km je vais progressivement le lâcher. Et je ne l'ai pas revu à l'arrivée, je ne sais donc pas si sa toux a pu s'arrêter.

Quant à moi je comprends assez vite que je vais pouvoir tenir à ce rythme-là et que mon chrono espéré est envisageable. Comme je connais déjà le parcours, j'ai eu le temps de penser à la gestion des 4 bosses (chacune des 2 boucles de 7,5 km en comporte 2). La première fois j'avais couru vite dans la bosse et utilisé la descente pour récupérer. Cette année j'ai fait le contraire : perdu un peu de temps dans la montée pour ne pas me cramer et accélérer/récupérer dans la descente. Et je crois que ça a été payant.

A la mi-course, je suis derrière une dame à qui quelqu'un, sur le bord de la route, dit "vas-y Isa, t'es 2e !". Je comprends que je cours derrière la 2e du classement féminin. Mais c'est pas mal du tout, ça ! D'autant plus qu'au début du second tour je la distance. Une autre personne sur le bord compte les coureurs et j'entends que je suis aux alentours de la 80e place (sur environ 650 il me semble), ce qui fait 12e sur une base 100. Pas mal du tout

Les kilomètres passent, défilent. Au 10e je regarde le chrono et je constate que si la course s'arrêtait là, ça se fait un chrono presque acceptable. En 2016 j'avais vraiment souffert mais cette année pas vraiment. Intense mais jamais insupportable. Dernière côte, je ralentis moins, puis une longue descente vers l'arrivée, un dernier tournicoti dans les ruelles et c'est la ligne d'arrivée !

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Chrono ? 1 minute de moins que mon objectif et record battu évidemment ! Youpi !! ça fait vraiment plaisir de constater que mes efforts à l'entrainement ont payé !

Toujours pas de médaille mais une trousse en cadeau. Ben oui, c'est la Course de la rentrée !!

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Après la course, un petit ravito est organisé dans une cour à quelques mètres de l'arrivée. On y remet les coupes un peu dans l'indifférence. L'ambiance est joyeuse car beaucoup de gens se connaissent car ils font partie des clubs du coin. Les familles sont là aussi. Un petit buffet est prévu mais comme je suis tout seul je choisis de rentrer, d'autant plus que malgré le grand soleil j'ai un peu froid.

Cette Course de la rentrée, depuis quelques années, c'est toujours pareil : un coup j'y vais, un coup non. Cette année j'ai bien fait de venir.