10km Odyssea, 4 octobre 2026
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Ça faisait longtemps qu’Odyssea m’intriguait. Bien que familier du Bois de Vincennes, ma seule participation date de 2013, année où j’avais… accompagné ma petite amie de l’époque. Expérience troublante, quand on est coureur, de venir sur un événement et ne pas participer. Quoiqu’il en soit, pour plein de raison (tarifs, dates, objectifs, étant de forme…), je n’avais jamais pu tester. Mais cette année, c’est mon employeur qui offre, et ça s’imbrique convenablement dans mon programme.
Mais voilà : depuis le marathon de Paris, mes genoux ne s’en sont pas remis. Syndrome rotulien, fatigue générale, âge, etc. Certes je cours mais mon niveau a beaucoup baissé et les douleurs n’ont toujours pas disparu de manière à me remettre à une préparation normale et efficace. Du coup j’ai revendu ou annulé tous mes dossards automnaux… sauf Odyssea, car je n’ai pas réussi à trouver preneur. Comme je mets un point d’honneur à toujours honorer une invitation (en l’occurrence les 35 € déboursés par mon employeurs), j’y suis allé quand même. Plus défait qu’autre chose : ma seule ambition, les jours précédents, était donc de ne pas réaliser mon plus mauvais chrono sur 10 km. Pas très motivant tout ça, quand on se rappelle qu’en janvier j’ai fait une très belle perf’ sur cette distance.
Mais voilà : depuis le marathon de Paris, mes genoux ne s’en sont pas remis. Syndrome rotulien, fatigue générale, âge, etc. Certes je cours mais mon niveau a beaucoup baissé et les douleurs n’ont toujours pas disparu de manière à me remettre à une préparation normale et efficace. Du coup j’ai revendu ou annulé tous mes dossards automnaux… sauf Odyssea, car je n’ai pas réussi à trouver preneur. Comme je mets un point d’honneur à toujours honorer une invitation (en l’occurrence les 35 € déboursés par mon employeurs), j’y suis allé quand même. Plus défait qu’autre chose : ma seule ambition, les jours précédents, était donc de ne pas réaliser mon plus mauvais chrono sur 10 km. Pas très motivant tout ça, quand on se rappelle qu’en janvier j’ai fait une très belle perf’ sur cette distance.
C’est donc avec la tête tournée plus vers l’arrière que vers l’avant que je me rends à Vincennes, qui fut autrefois ma terre d’entrainement pendant près de 5 ans, dans ces lieux que je connais(sais) par cœur. Un retour en arrière dans tous les sens du terme : retrouver des lieux de la décennie précédente, et une de mes conditions physiques les plus mauvaises.
D’autant plus que la foule me fait prendre un coup de vieux. Plus que sur tout autre manifestation (et pour cause), le public est féminin et très jeune. J’avais l’impression d’être un ancêtre. Et un ancêtre sur une seule jambe. Pour être honnête, j’en ai pleuré sur la ligne de départ. J’avais l’impression de ne plus rien avoir à faire là. D’être dépassé, trop vieux, plus assez performant.
Et plus concrètement, je ne savais absolument pas si mon genou allait tenir, à quelle allure j’étais capable de courir (un peu) vite.
Je m’élance donc dans l’inconnu, à une allure légèrement plus rapide que ce qui est censé être mon allure marathon... sur un 10 km donc. Sic transit gloria mundi. Sans même savoir si je vais tenir.
Première constatation : le moteur semble tenir la route. Le cardio est correct et je sens que je suis capable de tenir à cette cadence (alors que je n’ai pas testé cette allure depuis des mois). Même un peu plus vite, pas extrêmement loin de mon allure semi basse.
Et le genou ? kilomètre après kilomètre, il se tient tranquille, quasiment jusqu’à la fin.
Le parcours prend en fait une partie du marathon de Paris à l’envers. C’est plutôt rigolo et ça empêche la sensation de déjà-vu de rendre tout cela trop inconfortable. La première partie est sur bitume et quand on rentre à l’intérieur du Bois, vers la moitié, de mémoire, là ça devient une sorte de trail. Une prochaine fois je prendrais éventuellement des Hoka Challenger, plutôt que des chaussures de route. Et là ce sont vraiment mes anciennes routes d’entrainement. Je me revois préparer les 100 km de Millau là. Je connais chaque buisson. Tout me revient, tout ce que je pensais avoir oublié.
Et ça tient. Jamais je ne me mets à fond, mais cette espèce de grosse allure au seuil est une heureuse surprise… car ça tien jusqu’au bout. Mon pire chrono est loin, plus de 8’ de marge. Je réalise un chrono certes supérieur de 3’30 de plus qu’en janvier, mais un chrono qui n’est pas déshonorant. J’en serais presque satisfait tellement je m’attendais à une catastrophe. Pas de quoi envisager toutefois de maintenir ma participation au semi qui se déroule sur ces mêmes routes 15 jours plus tard, mais de quoi me dire que la pente est peut-être remontable.
Je me sens tout petit au sein de la marée rose des participants, mais un peu plus à ma place et presque légitime.
Reste à voir s’il y aura une suite au prochain numéro…
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