J'ai comme beaucoup de gens été profondément marqué, choqué, meurtri par les attentats du 13 novembre 2015. Au-delà de ces conneries de "génération Bataclan", je suis parisien et nous autres parisiens connaissons souvent une ou plusieurs personnes qui y étaient ou qui connaissent quelqu'un qui était présent ce soir-là. On a fréquenté ces mêmes lieux aussi. Horrifié et obsédé par ces informations et ces images terrifiantes, j'ai tenu à lire la biographie de chacune des victimes, dont certaines auraient pu être mes potes, mes voisins ou mes collègues. On sait tout ou presque des assassins alors qu'on voudrait ne jamais avoir entendu parler d'eux, mais des victimes, mortes ou blessées, pas grand-chose à part des visages et quelques lignes dans la presse. Ce sont elles les martyres qui ne doivent pas être oubliées.
Parmi ces victimes, certaines ont été plus médiatisées que d'autres, notamment Lola Salines. On a beaucoup vu le sympathique visage souriant de cette jeune éditrice parisienne (forcément un peu "connue" dans le monde des médias) sur internet et à la télé, durant sa disparition et après l'annonce de sa mort. Son père, Georges Salines, est devenu l'un des porte-parole des victimes. J'ai été très touché par ses témoignages, par sa dignitié, et finalement pas si surpris d'apprendre que la course à pied l'aidait à surmonter l'incommensurable chagrin qu'a été la disparition de sa fille.Je reproduis ici l'intégralité de l'article qui lui a été consacré dans 20 minutes. Si jamais je le rencontrais dans un peloton, j'aimerais lui montrer toute ma sympathie par une petite tape dans le dos ou une accolade, mais vu son niveau, bien supérieur au mien, peu probable que je le croise !

 

Attaques terroristes à Paris: La reconstruction marathon de Georges Salines

THERAPIE Le président de l'association " 13 novembre : Fraternité et Vérité " pratique assidûment la course à pied. Après la mort de sa fille Lola au Bataclan, c'est même devenu une nécessité... Romain Scotto Il a beau se présenter comme un " vieux vétéran " légèrement rouillé, Georges Salines enchaîne les tours de pistes avec une allégresse juvénile.

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